Treks Ethnologique,
Humanitaire et d'Altitude

Les Actions de Namaste Association
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Trek Humanitaire au Népal / année 2012

Le Népal devient un pays touristique !

D’aucuns diront : « Cela fait plus de 25 ans ». Mais je ne veux pas parler des montagnards et trekkeurs qui effectivement ont été parmi les premiers à fouler les reliefs himalayens de ce pays. Je veux parler des personnes du 3ème âge – voire plus – et qui, déversées par un bus en face d’un restaurant, jouent des coudes pour avoir une chaise près du buffet. Ce sont des anecdotes comme cela qui signalent un tourisme classique, une destination à la mode ! Alors que les révolutions du jasmin s’embourbent et freinent la venue de ce tourisme là; que les médias relayent les politiques dans la caricature de certaines religions, les endroits ensoleillés et « sans risque » diminuent.

Affranchi de sa guérilla depuis quelques années, le « pays du sourire » fait recette dans les agences de voyages. Il faut dire que les népalais, opportunistes, et doués pour le commerce, ont su s’adapter à la demande. Entre les pèlerinages religieux et les ascensions des « conquérants de l’inutile », entre ce grand écart dans les types de tourisme, il y a une multitude de niches, de destinations et d’activités où chacun peut maintenant y trouver sa place.

En cet automne 2012, l’affluence des trekkeurs dans le Khumbu (région où se trouve l’Everest) et dans le massif des Annapurna a augmenté de 30%. Dans notre « monde pressé », tous ces déplacements se sont faits par avion. Privilégiant ces destinations en or - financièrement très rentables -, les compagnies aériennes ont délaissé la desserte de régions moins attractives, moins symboliques.

C’est donc par van, jeep et barque que nous nous sommes rendu dans l’Est du pays, dans le district de Sankhwasabha où travaille l’association Namaste. Durant ces 2 jours allers et 2 jours retours à se faire ainsi trimballer, quelques courbatures et mal de dos nous ont rappelé que nous étions faits de chair et d’os, certes, mais cela a été un moyen idéal pour découvrir le Teraï népalais et les contreforts de l’Himalaya. Dans ce Népal profond, isolé, on réveille les sens, on réapprend à vivre : ressentir, apprécier, voir. Et aussi, plus ou moins obligé, à prendre son temps !


  

Dans un premier temps, nous nous sommes rendu dans la vallée de Sabha, au village de Dhupoo. Dans 4 écoles alentours, nous avons distribué des fournitures scolaires (cahiers, crayons, craies). Plus de 1 200 enfants ont ainsi été fournis pour une bonne partie de l’année scolaire.
 

Même si avec la mise en place de réseaux d’eau potable, l’hygiène a fait un bond gigantesque dans les villages, nous avons aussi donné à chacun des savons pour que cet élan de salubrité perdure.
 

Même si avec la mise en place de réseaux d’eau potable, l’hygiène a fait un bond gigantesque dans les villages, nous avons aussi donné à chacun des savons pour que cet élan de salubrité perdure.


 

Les 6 membres de Namaste avec Bhupal, l’instituteur, et le directeur de l’école.


 

Dans une petite école, la distribution y est plus intimiste !
 

 

 

 

 

Changement de vallée pour nous rendre au village de Neck.

Un réseau d’eau a été installé il y a 2 ans. Le but était de remettre en état le réservoir à ciel ouvert dans lequel sourd l’eau d’approvisionnement; de contrôler les 1 500 m de tuyaux et les raccords puis d’étendre le réseau à d’autres habitations.
 

En pleine forêt tropicale, vidange et nettoyage des réservoirs tampons qui servent à « casser » la pression et à stocker l’eau la nuit.
 

Natte en bambou posée sur le réservoir à ciel ouvert afin de le protéger des détritus, des feuilles qui pourraient polluer ces eaux qui arrivent si pures et si claires.

Mise en place de panneaux solaires

Plus d’un milliard d’individus dans le monde n’ont toujours pas accès à l’électricité. Le meilleur moyen de la faire parvenir jusqu’à eux – tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre – est de fournir des panneaux solaires et autres formes d’énergie renouvelables. Une pièce éclairée au kérosène peut renfermer des concentrations de polluants dix fois supérieures aux niveaux considérés comme sans danger. Environ 1,5 million d’individus, des femmes pour la plupart, meurent chaque année du fait de cette pollution, sans compter ceux qui décèdent dans des incendies. Les avantages seraient en fait bien plus importants encore, ils entraîneraient le développement de cette forme d’énergie au lieu de se tourner vers le charbon ou le nucléaire. Non loin du milliard d’habitants de notre planète dépourvus d’électricité, vit un tiers de l’humanité qui n’a qu’un accès « spasmodique » à ce type d’énergie.

L’association Namaste a donc décidé - en plus des aides actuelles - de mettre en place des panneaux photovoltaïque dans les villages de l’Est du Népal. Certaines habitations des villages de Duphoo, Sanem, et Neck depuis cette année, ont été équipées de cette énergie propre. Quand dans un village, l’eau et la lumière deviennent pérennes, les conditions de vie changent du tout au tout. Dès lors que l’on peut laver et le corps et les vêtements, boire à satiété de l’eau potable, rallonger les jours sur la nuit, on peut évoquer sans crainte une « amélioration du niveau de vie ». Les habitants, eux, invoquent leurs Dieux !